Verlaine.
"Mon rêve familier", extrait de l'oeuvre Les poèmes Saturniens.
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnu, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout a fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon c½ur transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? – Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regarde est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Comment le language poétique
traduit-il les sentiments exprimés par le poète ?
FIN De La 1eS
DEBUT Des Vacances